Sur les rives du lac Hamoun

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Hoveida vit au Sistan-et-Baloutchistan, une province iranienne. Située au sud-est du pays, à la frontière avec le Pakistan et l’Afghanistan, la région était autrefois une terre d’abondance, surnommée le « grenier à céréales de l’Iran ». Sur les rives du lac Hamoun, connu comme le septième plus grand point d’eau douce du monde, prospéraient pêcheurs, agriculteurs et éleveurs.



Aujourd’hui, la région n’est plus qu’un grand désert stérile à la population désespérée. La faute au réchauffement climatique, aux tempêtes de sable, aux barrages construits par l’Afghanistan, à la pauvreté et au chômage. « La région ressemble à un grand corps qui, recouvert de poussière, serait tombé dans un sommeil profond », explique le photographe, Hashem Shakeri, qui sillonne depuis cinq années maintenant les terres craquelées du Sistan-et-Baloutchistan. « Pas étonnant qu’au cours des dernières années plus de 25% de la population ait fui la région », commente-t-il. Ceux qui restent, comme Hoveida, vivent pour 95% d’entre eux en-dessous du seuil de pauvreté. Le jeune homme ramasse des détritus dans le barrage Zahak, aujourd’hui complètement à sec, qu’il essayera de refourguer contre de la drogue, dernier fléau qui ravage les corps et les esprits de la population.



Cette photo est extraite du reportage "Une élégie pour la mort de Hamoun" du photographe Hashem Shakeri

Voir son compte Instagram : https://www.instagram.com/hashemshakeri/?hl=fr



Clara Hesse

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