« Je suis arrivée à la photographie par accident (et par amour) lors de ma quatrième renaissance professionnelle. En 2002, je ne connaissais pas ou peu la photographie, mais j'ai découvert qu'écouter de la bonne musique et lire beaucoup aide à bien choisir. J'ai appris ce que je sais des livres que je vends (que Flavio Franzoni sélectionne presque toujours) et des auteurs que j'ai invités à exposer au fil des ans, car je leur ai toujours demandé de faire, en même temps que l’exposition, un petit cours. Parmi eux, Mark Steinmetz, Michael Wolf, Todd Hido, Lucas Foglia, Gregory Halpern, Dana Lixenberg, Gus Powell, Jessica Backhaus, Gerry Johansson, Paul Kooiker, Melanie Pullen, Jason Fulford. Ensuite, il y a les rencontres, les performances, les autres cours et les expositions organisées dans des espaces extérieurs à Micamera, la première librairie italienne entièrement consacrée à la photographie que j’ai co-fondé avec Flavio Franzoni à Milan en 2003. La photographie rencontre le cinéma, la musique et l'illustration dans les articles que j’écris, les livres que j’édite et les projets que je suis. Mon travail est un exercice d'exploration constante et cela en fait le meilleur travail au monde. »

Voici ses Pépites : 

I came to photography by accident (and love) during my fourth professional rebirth. In 2002, I had little or no knowledge of photography, but I discovered that listening to good music and reading a lot helps in making the right choices. I've learned what I know from the books I sell (which Flavio Franzoni almost always selects) and from the authors I've invited to exhibit over the years, because I've always asked them to do, every time, a little course. Among them, Mark Steinmetz, Michael Wolf, Todd Hido, Lucas Foglia, Gregory Halpern, Dana Lixenberg, Gus Powell, Jessica Backhaus, Gerry Johansson, Paul Kooiker, Melanie Pullen, Jason Fulford. Encounters, performances, other courses, exhibitions organized in spaces outside Micamera – the first Italian bookstore dedicated entirely to photography I co-founded with Flavio Franzoni in Milan in 2003 – articles I wrote, books I edited, projects I followed: photography intertwined with cinema, music, illustration ... My work is an exercise of constant exploration and that makes it the best job in the world.”

Here are Giulia's Fidnings:





Ilaria Turba



 




« Que voit-on dans une image ? Comment nous transforme-t-elle ? se demande Ilaria Turba, artiste photographe qui développe des projets participatifs avec les plus fragiles.  Des quartiers nord de Marseille à ceux de Naples, elle explore l’imaginaire des habitants à travers leurs rêves, leur histoire, leurs lieux. Dans la série « Super-héros », des collégiens de Naples revisitent, sous sa direction artistique de Ilaria, la question des violences et des migrations. La photographie, comme une possibilité d’un autre soi. »

“What do we see in an image? How does it transform us? Ilaria Turba tackles these questions developing participative projects with the most vulnerable. From the northern outskirts of Marseille to those of Naples, she explores the imagination of its inhabitants through their dreams, their story, their spaces. In the series “superheroes”, Neapolitan college students, under Ilaria’s supervision, address issues of migration and violence. Photography as a possibility of another self.”





Antonio Rovaldi 



 




« Antonio Rovaldi aime les entre-deux. En 2015, avec « Horizon en Italie », il parcourt pendant deux mois le périmètre de la péninsule italienne en vélo puis tisse un portrait de son pays à travers les images de lignes d’horizon sur la mer. Dans son dernier projet, « The sound of the woodpecker bill – New York City », il dresse un portrait inattendu de New York. En parcourant à pieds les périmètres extérieurs des cinq districts de la ville, Rovaldi offre une étonnante recherche visuelle faite de photographies, de cartes et de textes d’écrivains. Une New York en marge, silencieuse, constituée de mares, de canaux pollués, de plages loin des bruits de la mégapole. Ce lieu liminal, où la nature reprend le contrôle sur le béton, rappelle, dit-il, « que New York pourrait bien être une ville émergeant de l’abime d’il y a million d’années ou être destinée à replonger soudainement dans les eaux grises de l’océan. » 

“Antonio Rovaldi explores the “in-between” places. In 2015, with “Horizon in Italy”, he traveled for two months the perimeter of the Italian peninsula on a bicycle and then portrayed his country through the images of the horizon on the sea. In his latest project, “The sound of the woodpecker bill - New York City”, he offers an unexpected portrait of New York. By walking along the outer perimeters of the city's five districts, Rovaldi offers an astonishing visual search made up of photographs, maps and writers' texts. A New York on the edge, silent, made up of ponds, polluted canals, beaches, far from the noise of town. This liminal place, where nature regains control over concrete, recalls, he says, "that New York may well be a city emerging from the abyss of a million years ago or be destined to suddenly plunge back into gray waters of the ocean."





Francesca Todde



 




« Photographe et fondatrice d’une maison d’édition, « Départ pour l’image », Francesca Todde travaille avec la précision et le soin d’autrefois. Passionnée par la relation entre les animaux et les humains, elle a couvert les surprenants ateliers des chevaux du théâtre du centaure réalisés avec les prisonniers des Baumettes de Marseille.  Sa série, « Tristan, une éducation sensible », raconte l’histoire d’un éducateur qui entraine les oiseaux pour le cinéma et le théâtre. Entouré de cigognes, corbeaux, chouettes, cygnes, perruches, Tristan recoud le lien entre humains et oiseaux à travers l’ornitho thérapie. Lent, minimale, le travail de Francesca suit le rythme du monde qu’elle raconte. »

“Photographer and founder of 'Depart for the Image' publishing house, Francesca Todde works with the precision and accuracy of a past time. Passionate about the relationship between animals and humans, she worked with the Centaur Theater during their workshops with horses carried out with the prisoners of the penitentiary center Les Baumettes of Marseille. Her series, "Tristan, A Sensitive Education" tells the story of an educator who trains birds for film and theater. Surrounded by storks, crows, owls, swans, parakeets, Tristan mends the bond between humans and birds through ornitho-therapy. Slow, minimal, Francesca's work follows the rhythm of the world she talks about."





Angelo Vignali



 




« Existe-t-il un « lexique familier » dans la façon dont nous représentons les lieux et personnes qui nous sont chers - notre histoire ? Avec « Flattened in time and space », son premier projet, Angelo Vignali tente de répondre à cette question à travers la réécriture de sa propre histoire. Développé autour de la figure du grand-père du photographe, Concetto, né à Scicli, en Sicile, en 1921, son roman familial visuel s’étale sur plus de cinquante ans. L’auteur mélange les époques et les photos- les siennes, celles prises par les amis ou les membres de la famille. Le résultat est une narration non-linéaire, sans repère spatio-temporels. Le portrait de Concetto se tisse au fil des pages, via les personnes, les lieux et les événements qui ont animé sa vie. Lui, son visage, n’est dévoilé qu’à la fin du voyage. »

“Is there a 'familiar lexicon' in the way we represent the places and people we care about - our history? With "Flattened in time and space", his first project, Angelo Vignali attempts to answer this question by rewriting his own story. Developed around the figure of the photographer's grandfather, Concetto, born in Scicli, Sicily, in 1921, his visual family novel spans back for over fifty years. The author mixes times and photos - his own, those taken by friends or family members. The result is a non-linear narration, with no time-space benchmarks.Concetto's portrait is developed through the people, places and events that have animated his life. His face is only revealed at the end of the journey."





Alessandra Piolotto



 




« Il y a cinq ans, j’ai proposé à Alessandra Piolotto, historienne de l’art et passionnée de botanique, de plonger dans la collection des photos retrouvées de ma galerie pour écrire des petits textes. Attirée d’abord par des détails sur les images, elle s’est peu à peu intéressée aux micro- organismes - semences, champignons, lichens, diatomées. Très vite Alessandra a commencé sa propre collection de photos retrouvées, qui lui ont inspiré des textes mêlant botanique, histoire et politique. C’est un travail d’observation, sélection et d’écriture très touchant. »

“Five years ago, I asked Alessandra Piolotto, art historian and passionate in botany, to write short texts on the collection of found images of my gallery. Attracted at first by details in the images, she gradually became interested in microorganisms - seeds, fungi, lichens, diatoms. Very quickly Alessandra started her own collection of found images, which inspired her texts combining botany, history and politics. It is a very touching project of observation, selection and writing."


Partager