Le Festival Circulations s'invite dans les Pépites avec Emmanuelle Halkin !

Avant de découvrir ses cinq coups de cœur d'Emmanuelle Halkin, place aux présentations : 

« C’est en sillonnant l’Asie de long en large que j’ai découvert la photographie. Après mes études d’histoire de l’art à l’École du Louvre, je rejoins les Éditions de La Martinière en tant qu'éditrice Photo. D’abord très orientée photojournalisme, je me suis peu à peu intéressée à la photographie contemporaine. En 2013, je me lance en indépendante et j’intègre le comité artistique du Collectif Fetart qui initie le Festival Circulations dédié à la jeune photographie européenne. Depuis 11 ans maintenant, nous offrons un portrait du continent à travers les grandes tendances de la photographie émergente. Son comité artistique, constitué de 12 curatrices, défend une photographie atypique, libre et ouverte au dialogue par-delà les frontières artistiques, territoriales et politiques.

Je vous propose ici mes 5 pépites de l’édition de Circulation(s) 2021. » 

This month, we host Emmanuelle Halkin, member of the artistic committee of the Festival Circulations !

But before discovering Emmanuelle's five favorite photographers, let her introduce herself in her own words...

"I discovered photography traveling in Asia. After studying art history at the École du Louvre, I joined Éditions de La Martinière as a photo editor. Initially oriented towards photojournalism, I gradually became interested in contemporary photography. In 2013 I started working independently and joined the artistic committee of the Collectif Fetart, which initiated the Festival Circulations dedicated to young European photography. For 11 years now, we have been offering a portrait of the continent through the major trends of emerging photography. Its artistic committee, made up of 12 curators, defends an atypical photography, free and open to dialogue beyond artistic, territorial and political borders.

I share with you my 5 picks from our edition 2021."



Eleonora Paciullo



 



« Cette jeune italienne, ex-assistante du photographe espagnol Joan Fontcuberta, s’intéresse à la retranscription du réel par l’image virtuelle. Son projet « This is LA » plonge dans Los Angeles à travers les jeux-vidéos « Grand Theft Auto » et « L.A. Noire » : en photographiant au Mamiya des captures d’écrans de ces jeux, Eleonora crée une nouvelle forme de réalité et questionne la véracité des images. »

"This young Italian photographer, ex-assistant of the Spanish photographer Joan Fontcuberta, is interested in the re-transcription of reality through virtual images. Her project "This is LA" plunges into Los Angeles through the video games "Grand Theft Auto" and "L.A. Noire".  Photographing the screenshots of these games with her Mamiya, Eleonora creates a new form of reality and questions the veracity of photography."





Bobby Beasley



 



« Premier confinement. Bobby se retrouve coincé chez ses parents à Hull, sur la côte orientale du Royaume Uni. Face à son désarroi, son père le secoue : « N’oublie pas que nous sommes juste des êtres humains sur un rocher qui tourne à 1200 km/h autour d’une boule de feu ». Muni de son instinct et de son flash, Bobby, adepte de la Street Photography, saisit son quotidien avec humour et poésie. Sa série “Roughly, 1000 thousand miles per hour” raconte les petits plaisirs simples à travers des cadrages surprenants. J’adore le surréalisme de ce journal de bord familial. »

"First lock-down. Bobby is stuck at his parents' house in Hull, on the east coast of the UK. Being a street photographer, he is quickly discouraged. But his father puts things back into perspective: "Don't forget that we are just human beings on a rock spinning at 1200 km/h around a fireball". Bobby starts photographing what’s around him with humor and poetry. The surprising images of "Roughly, 1000 thousand miles per hour" tell of the simple pleasures of everyday life. I love the surrealism of this family diary."





Aïda Bruyère         



 



« En 2015, Aïda Bruyère découvre le Dancehall, un courant musical populaire né au milieu des années 70 en Jamaïque, qui a inspiré le Bootyshake, une danse ostentatoire des années 90 qui donne lieu à des « Special Gyal », des battlesréservées aux femmes. Sexy et provocatrice, cette pratique est une manière pour les femmes de se réapproprier leur corps et de désacraliser leur sexualité. Aïda développe un inventaire photographique de gestes et mouvements de cette danse, qu’elle associe à des vidéos sous la forme d'installations immersives.Un travail ultra-contemporain et une réflexion plasticienne sur l'estime de soi et l’Empowerment des femmes. »

"In 2015, Aïda Bruyère discovered a popular musical trend born in the mid-70s in Jamaica: Dancehall, which later inspired Bootyshake. She soon discovered the "Special Gyal", an ostentatious dance battle reserved to women. Through sexual provocations, women reappropriate their bodies and desecrate their sexuality. Aïda develops a photographic inventory of gestures and movements of this dance, which she associates with videos in the form of immersive installations. An ultra-contemporary work and a plastic reflection on the self-esteem and the Empowerment of women."





Mathias de Lattre



 



« Les champignons peuvent-ils constituer une alternative au traitement psychiatrique de la bipolarité ? C’est l’enquête photographique que mène Mathias de Lattre, dont la mère est bipolaire. Des grottes préhistoriques à la forêt amazonienne, il part sur les traces de l'utilisation ancestralela psilocybine, un hallucinogène aujourd’hui utilisé dans le cadre d’expériences au sein de laboratoires, aux États-Unis, en Suisse ou encore au Royaume Uni. 

Il accompagne aussi sa mère avec dévotion sur ce chemin de guérison à travers l’utilisation guidée de champignons. J’aime la manière dont son journal photographique mélange des images ethnobotaniques avec des portraits délicats et émouvants. Un travail juste, courageux, qui ébranle nos certitudes occidentales. »

"Can mushrooms be an alternative to the psychiatric treatment of bipolarity? This is the photographic quest of Mathias de Lattre, whose mother is bipolar. From prehistoric caves to the Amazonian forest, he follows the traces of the ancestral use of psilocybin, a hallucinogen used today in laboratories in the United States, Switzerland and the United Kingdom. He also accompanies his mother on a path of healing through the guided use of mushrooms. I love the way his photographic diary mixes ethnobotanical images with delicate portraits of his mother. An audacious work questioning our western certainties."





Inka et Niclas



 



« Ce couple suédois-finlandais questionne la manière dont nous photographions nos proches. Habillés avec des vêtements qui reflètent la lumière, ils développent des autoportraits familiaux dans la nature. Le résultat est une série d’images aux silhouettes lumineuses, anonymes, dans différents paysages : près des vagues sur une plage, au coucher de soleil, dans une prairie, au milieu d’une forêt. Une sorte de photographie de famille 2.0. »

"This Swedish-Finnish couple questions the way we photograph our loved ones. Dressed in light-reflecting clothing, they develop family self-portraits in nature. The result is a series of images with luminous, anonymous silhouettes in different landscapes: on a beach, at sunset, in a meadow, in the middle of a forest. A kind of family photography 2.0."


Partager