"Ne parlez pas de violences policières"

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Les rédactions de Mediapart et de La Revue Dessinée unissent leurs forces pour rompre le silence sur la violence d’État.
160 pages d'enquête en bande dessinée.
Avec : Marion Montaigne, Assa Traoré, David Dufresne, Fabien Jobard, Pascale Pascariello, Vanessa Codaccioni, Camille Polloni, Louise Fessard, Claire Rainfroy, Benjamin Adam, Vincent Bergier, Michel Forst, Aurore Petit, Thierry Chavant, Géraldine Ruiz.

DANS VOTRE BOÎTE AUX LETTRES MI-JUILLET !
Sortie en librairie : 30 septembre 2020
Non inclus dans l'abonnement.

Édito

Des lycéens agenouillés les mains derrière la tête. Des pompiers frappés par des policiers. Des soignantes traînées au sol par les forces de l’ordre. Des Gilets jaunes mutilés. Un préfet, soutenu par le gouvernement, qui ordonne d’« impacter » les manifestants. Des familles qui réclament, parfois depuis des années, « vérité et justice » pour un proche mort lors d’une charge ou d’un contrôle policier. Adama Traoré, Rémi Fraisse, Steve Maia Caniço, Zineb Redouane, Cédric Chouviat... La liste s’allonge à l’ombre d’un silence d’État. « Répression », « violences policières » : dans la bouche des responsables politiques, ces mots sont bannis et le pouvoir s’emploie à nier l’appareil répressif qu’il déploie. Celui-ci ne frappe pas au hasard. Depuis la mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans, fin mai à Minneapolis, le mouvement s’étend pour dénoncer les pratiques racistes de la police. En France, plusieurs enquêtes confirment ce que les sociologues et les personnes racisées savaient déjà : l’institution policière n’est pas aveugle à la couleur de peau. En juin, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour réclamer la fin de l’impunité. Des rassemblements encadrés par des barrières antiémeute et noyés sous les gaz lacrymogènes…
Depuis des années, favorisé par un empilement de lois sécuritaires, l’appareil répressif se renforce et s’étend : les stratégies de maintien de l’ordre tournent aux « dispositifs de guerre », les arrestations se multiplient, les peines pleuvent et le droit de manifester perd du terrain à mesure que se propage la crainte d’être blessé ou condamné. Des critiques émergent au sein même des institutions : des gendarmes font état d’ordres « illégaux », des avocats dénoncent des gardes à vue « abusives ». Les Nations unies et le Conseil de l’Europe s’inquiètent et somment l’État français de s’expliquer. En vain. Face à ce silence, raconter les vies brisées, décrypter la fabrique de l’impunité, remonter les chaînes de responsabilité est une nécessité.

Illustration de couverture

15,00€

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