Une histoire du nationalisme corse

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Pour mieux appréhender le présent et affronter l’avenir, il est parfois nécessaire de se pencher sur le passé. Avec Hélène Constanty et Benjamin Adès, retournons sur les traces du mouvement nationaliste corse.



« Et souvenez-vous longtemps de la cave d’Aléria ! »



Aléria, plaine orientale de Corse, 21 août 1975. Une poignée de militants menés par Edmond et Max Simeoni, les fondateurs de l’Association régionaliste corse, occupent une cave viticole. L’assaut des gendarmes et des CRS sera donné le lendemain. Quelques jours plus tard, l’ARC est dissoute tandis qu’Edmond Simeoni est incarcéré. Le 27 août, des émeutes éclatent à Bastia.





Ajaccio, 17 décembre 2015. Les nationalistes ont pris le pouvoir à l’Assemblée de Corse à l’issue d’un vote démocratique. Le nouveau président, Jean-Guy Talamoni, prononce son premier discours en langue corse. Gilles Simeoni, le fils d’Edmond, préside le Conseil exécutif de la Corse.





Une histoire mouvementée



Entre ces deux évènements, le mouvement nationaliste s’est développé et s’est structuré, avant de se déchirer. Hélène Constanty et Benjamin Adès reviennent sur une histoire marquée par l’espoir d’une plus grande autonomie — ou, pour certains, d’une indépendance de la Corse — mais aussi par les luttes fratricides, les dérives mafieuses et de nombreux morts.





Dans la nuit du 4 au 5 mai 1976, des explosions retentissent un peu partout sur « l’Île de Beauté ». De Bastia à Porto-Vecchio, de Calvi à Sartène, plusieurs attentats sont perpétrés, sans provoquer de victimes. Des tracts annoncent la naissance d’une nouvelle organisation : le FLNC, Front de libération nationale corse.





Ce mouvement clandestin est favorable à l’indépendance, tandis qu’Edmond Simeoni, partisan de l’autonomie, est plutôt adepte de la lutte démocratique « à visage découvert ». Les dissensions entre ces deux grandes mouvances sont en germe. Elles ne vont cesser de se creuser au fil des années.



Pasquale Paoli en guest-star



Conférences de presse tenues par des militants cagoulés, négociations avec les gouvernements (de droite comme de gauche), « nuits bleues », procès devant la Cour de sûreté de l’État, opérations de racket sous couvert de prélèvement de « l’impôt révolutionnaire », règlements de comptes sanglants, fréquentations douteuses avec les truands locaux, assassinat du préfet Claude Érignac...





La longue saga du mouvement nationaliste corse est retracée dans cet album documentaire qui allie les vertus pédagogiques au sens du récit, déroulant le fil rouge — couleur du sang trop souvent versé — d’une histoire aussi passionnante que tumultueuse.



« Une histoire intense, passionnée et violente. » Hélène Constanty



Nous vous offrons les premières pages d'Une histoire du nationalisme corse d'Hélène Constanty et Benjamin Adès :



Une coédition La Revue Dessinée/Dargaud, actuellement en librairie !


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