#3 Été 2008

Au sommaire

LES RELIGIONS MUTANTES

Le sentiment religieux est éternel. Mais les formes qu'il prend évoluent sans cesse.

David Fauquemberg est parti à la rencontre de ces Américains convaincus que l'homme est né voici six mille ans, avec Adam et Eve.

Joseph Confavreux s'est installé sur les berges du Nil, où vivent les nouveaux prédicateurs de l'islam.

Sylvie Caster s'est portée à la rencontre de franciscains réunis, à Toulouse, autour d'un cercle de silence.

Édito

« Un bol d’air frais », l’expression revient souvent dans vos e-mails ou vos lettres. A dire vrai, c’est aussi le sentiment que nous éprouvons au fil des semaines en fabriquant ce journal qui ne ressemble à rien de connu… XXI a créé un appel d’air. Depuis la parution du premier numéro, nous avons reçu des centaines de propositions de reportages.

Un journal vit des rêves qu’il suscite. Nous n’avons pas été déçus. Il est même impossible de répondre à tout le monde, tant cet afflux nous dépasse. Mais chaque envoi est lu, vu, classé, parfois mis en attente. « On publie pour rencontrer des hommes, rien de plus », écrivait André Breton dans Les Pas perdus. Il avait raison. La plupart des auteurs du numéro que vous tenez entre vos mains nous étaient encore inconnus il y a six mois. Ils sont arrivés sans recommandation, ni CV, parfois sans carte de presse, mais avec des idées justes. L’envie de raconter le monde autrement, et le talent de le faire partager.

Il y a des plumes connues et des apprentis, des romanciers, des free-lance, des touche-à-tout, des rêveurs, des universitaires, des baroudeurs, des photographes, des dessinateurs… Ils poussent la porte de XXI, au fond d’une cour plantée de bambous, à l’écart des bruits de la rue. Ils viennent humer l’atmosphère. Hommes ou femmes de tous les horizons, ils sont de singuliers auteurs à la recherche de lecteurs curieux.
Chaque jour, leurs propositions nous surprennent. Ils nous entraînent dans les salons de coiffure de l’Est de Paris ou dans la Colombie rêvée par García Márquez. Avec eux nous frappons à la porte d’un couvent de Toulouse puis dans le bureau d’un entrepreneur de Bombay. Le réel qui se dessine, par petites touches, est différent de l’image du monde renvoyée par les téléscripteurs.

Lorsque les articles, les illustrations ou les planches arrivent, nous les ouvrons à chaque fois avec un pincement au cœur. Nous sommes comme vous en découvrant XXI, mais avec quelques semaines d’avance. Les tâches urgentes passent au second plan. La copie est là ! C’est un moment magique. La lecture est fébrile. Et quand le rédacteur en chef repose les pages en disant « Là on y est, on voit, on respire, c’est bon », qu’un large sourire illumine soudain son visage soucieux, la partie est gagnée. Les pages circulent de main en main. Le travail de mise au point commence, mais l’élan est donné. Oui, à nous aussi, les auteurs de XXI apportent « un sacré bol d’air frais ».

Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry


PS. Une fois apaisé le tam-tam du lancement et l’effet de curiosité, la norme de la presse veut que l’on assiste à une chute de 30 à 50 % entre les ventes du premier numéro et celles du suivant. Les ventes du numéro 2 de XXI approchent et parfois dépassent, dans certains points de vente, celles du numéro 1 (qui continue à être demandé). Vous êtes décidément des lecteurs pas comme les autres… Merci.

Depuis janvier, nous avons rencontré des centaines d’entre vous, à travers toute la France, lors des rencontres en librairies. Vous nous répétez sans cesse que notre public potentiel est plus nombreux encore, qu’il faut faire connaître XXI. Vous avez raison : l’aventure commence à peine. Vous êtes notre meilleure publicité.

Les auteurs

Les illustrateurs

15,50€

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